Mauvais Sorts : et de cinq !

Cette semaine a paru Pour l’honneur de Patte-de-Bouc, le cinquième épisode de ma série de livres-jeux Mauvais Sorts.

L’illustration de couverture, dont je suis l’auteur.

Comme évoqué dans mon journal, j’ai rédigé ce roman à embranchements (puisque c’est l’appellation que je compte mettre en avant désormais) durant le confinement de cet automne. C’était un challenge d’ancrer cette aventure dans des décors réels sans les arpenter directement (j’avais bien fait un repérage en aout, mais c’était avant que mon séquençage soit achevé et que je sache exactement de quels décors j’aurais besoin). Je me suis alors rabattu sur des images prises par satellite et sur Google Street View, et je ne crois pas que les descriptions qui en résultent aient à rougir par rapport aux épisodes précédents. (Peut-être aurais-je gagné à ne pas m’en préoccuper et à me détacher du réel, mais vous savez que ce n’est pas mon fonctionnement. Je n’ai donc pas saisi l’occasion.)

Voici le synopsis de ce cinquième épisode :

Un proverbe wallon dit : come on faît s’ lét, on s’ coûke. Comme on fait son lit, on se couche. En français, on récolte ce que l’on sème. Cette leçon, le sorcier Patte-de-Bouc peine à l’apprendre : la nuit d’ivresse et de maléfices que vous avez vécue ensemble, il y a un mois, lui vaut à présent une provocation en duel !

Sommé d’être son second, vous voilà embarqué dans une nouvelle aventure qui va mettre à rude épreuve et vos nerfs et votre science magique. Pour le débutant que vous êtes, c’est une nouvelle plongée dans des mystères qui vous glacent d’effroi, mais vous fascinent néanmoins.

La quête vous mène de haute en basse magie. D’abord les arcanes de la cabale, puis d’obscures recettes qui ont fleuri en marge du dogme catholique. C’est que, dans une ville ancienne, les siècles ont partout semé de dangereux artéfacts…

L’ambiance renoue un peu avec les influences catholiques de La Hussarde verte. Au niveau des motifs, j’ai recherché l’originalité dans l’utilisation d’éléments de superstition et de piété populaire (niches votives, mèches d’autel bénites) et me suis aussi fait plaisir avec quelques ficelles éculées mais efficaces : poltergeist, contrôle magique d’animaux, pantacles cabalistiques (dans ce livre, j’écris pantacle pour parler du symbole magique et pentacle pour désigner la seule étoile à cinq branches)…

Le schéma suivant donne un bon aperçu de la structure de cet épisode, comparé aux précédents. Tous les chapitres y sont présentés dans leur ordre de disposition. D’emblée, on remarque qu’il est composé de chapitres un peu plus longs que ceux du tome IV (en nombre de mots, ils font approximativement la même taille) et qu’il présente moins de choix. Cela ne veut cependant pas dire que l’expérience de jeu est moins longue : La Nuit du seum présentait de grands axes concurrents (on pouvait réussir l’aventure sans rien connaitre de certains), tandis que Pour l’honneur de Patte-de-Bouc est plus linéaire et propose des épreuves successives dans des lieux différents.

En appendice, je propose 25 thèses sur la littérature fantastique telle que je la conçois dans cette série et dans mes fictions en général. C’est assez ramassé comme essai théorique, mais je crois que ce peut être un éclairage utile, pour celles et ceux que le sujet intéresse. J’y donne mon avis sur le motif du don magique, sur les prophéties, les sortilèges d’amnésie, les balais et les baguettes. J’y distingue aussi magies immédiate et médiatisée, j’y parle d’ancrage, d’inclusivité et du fantastique comme littérature insurrectionnelle…

Comme d’habitude, je vous recommande l’offre multi-formats de 7switch, mais vous trouverez ce livre dans votre librairie numérique préférée. Vous pouvez également vous rendre sur le site d’Immatériel pour lire/jouer gratuitement l’incipit.

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