Journal #9

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5 mai

J’ai désactivé mon compte Facebook. Voilà des semaines que je comptais le faire & que je reportais pour des raisons stupides : « Je vais attendre que telle chose soit réglée, ce sera plus simple via notre conversation de groupe sur Messenger », « Je quitterai le réseau quand tel livre ou tel article sera publié, comme ça je le relayerai avant de partir »… C’est fou comme on s’accroche à ce genre de raisonnements, combien nos habitudes sont ancrées. Je suis franchement heureux d’avoir sauté le pas. J’avais tenu un peu plus de deux ans, la dernière fois ; j’espère que, cette fois-ci, c’est pour de bon.

Vu que j’avais quitté Instagram & Twitter voici un peu plus d’un mois, & Linkedin il y a deux semaines, je suis à peu près libéré des réseaux. J’ai bien conservé ma page d’auteur sur Facebook, mais je ne l’alimenterai plus que très ponctuellement, par exemple lorsqu’un de mes livres parait. Ce site devient donc mon principal outil de communication—même si je ne compte pas y publier plus d’un ou deux billet(s) par mois. Vous pouvez vous inscrire via le menu de droite si vous souhaitez être averti des parutions. Au besoin, je suis également joignable via l’onglet Contact.

À vrai dire, si le choix m’en étais donné, je préférerais échanger avec vous via courrier papier. J’ai d’ailleurs fait insérer la phrase « toute correspondance à l’attention de l’auteur peut être adressée à l’éditeur » en dernière page de tous mes livres-jeux parus aux éditions Aux 3D, immédiatement en-dessous de l’adresse postale du café-ludothèque—en deux ans et demi, je n’ai pas reçu une seule lettre. J’avais caressé un moment l’idée de louer une boite postale, & suis donc bien content de m’être évité ce frais.

Certes, la correspondance d’auteur, c’est démodé—qui donc s’y consacre encore avec assiduité, mis à part Nothomb ? Moi-même, je dois dire que, si j’ai longtemps eu des correspondants, je n’écris guère aux auteurs que j’apprécie (la plupart sont morts, cela n’aide pas). Il m’est arrivé d’écrire à des critiques dans l’espoir d’échanger sur mes écrivains favoris ou d’obtenir des retours sur mes théories, mais je n’ai pas souvenir d’avoir jamais écrit un « courrier de fan ».

Je ne sais d’ailleurs trop comment je réagirais à une telle missive. Déjà que, lors des dédicaces, je ne sais pas où me mettre… Lorsque je fantasme cette activité épistolaire, j’imagine des échanges centrés sur les références de mes textes, sur les anecdotes occultes que j’y relaie, plutôt que sur mes textes eux-mêmes. J’aimerais beaucoup qu’on me contacte pour rapporter des légendes similaires dans d’autres villes & que je puisse jouer au folkloriste, par le truchement d’interlocuteurs actifs sur d’autres terrains.

Dans sa préface au Faustin, Edmond de Goncourt s’adresse à ses lectrices & leur demande des documents humains : « impressions de petite fille et de toute petite fille, détails sur l’éveil simultané de l’intelligence et de la coquetterie, confidences sur l’être nouveau créé chez l’adolescente par la première communion, aveux sur les perversions de la musique, épanchements sur les sensations d’une jeune fille, les premières fois qu’elle va dans le monde », etc. etc. Loin de moi l’idée de reproduire son appel, qui, je crois, avait fait un certain scandale. Sans partager ses gouts, je peux toutefois comprendre l’attrait du document, pour un écrivain.

On arpente toujours les mêmes chemins ; on a ses marottes, ses auteurs favoris… dès lors, il n’est pas absurde de penser qu’on atteint par une telle démarche des informations contre lesquelles on n’aurait jamais achoppé par soi-même. Le crowdsourcing ne date pas d’hier, & il peut avoir du bon…

9 mai

J’ai lu mon vingt-cinquième livre depuis janvier. J’ai donc en un peu plus de quatre mois égalé ma « performance » de tout l’an passé. Je m’en réjouis, car cela fait longtemps que je me fixe l’objectif de lire plus—& surtout de lire au lieu de regarder ; de redevenir acteur de mon divertissement, non plus simplement spectateur. Cela n’allait plus de soi, pour moi, de lire en guise de loisir. C’est que j’ai trop considéré le livre comme seul document, & que la concurrence est rude…

Adolescent, j’étais un lecteur très vorace : je lisais beaucoup & vite. D’abord, j’ai perdu ma vitesse, lorsque mes études m’ont amené vers des lectures plus compliquées, me contraignant souvent à relire pour comprendre (tandis qu’auparavant, j’avançais toujours au galop). Ensuite, le diplôme en poche & levée la contrainte des lectures imposées, j’ai perdu mon appétit, cédant plus facilement aux sirènes du divertissement facile & des séries télévisées.

À vrai dire, j’ai regardé assez de bêtises pour une vie entière (et même parfois re-regardé) ! Le phénomène est banal, je pense : si je parcours ma bibliothèque, j’ai envie de tout lire, mais je n’ai l’énergie d’ouvrir aucun volume ; si je parcours le catalogue d’une plateforme de streaming, je n’ai réellement envie de rien voir, mais je dois pourtant fuir dans une fiction. C’est un mélange de lâcheté & de traquenard : on cède sous la pression de notre fatigue & de la loi du moindre effort, mais aussi pressurisé par une industrie rapace, qui s’est faite experte pour voler notre attention. Les mots me manquent pour dire mon dégout tant vis-à-vis de ces vampires (réseaux sociaux & géants du streaming doivent être mis dans le même sac) que de moi-même qui m’en trouve souvent victime.

C’est que je me sais vulnérable aux contenus prémâchés ; une part chez moi veut lâcher prise, s’abandonne au courant qui toujours nous incline à appuyer sur play, à enclencher l’épisode suivant. Je sais ma faiblesse, je sais l’écœurement qui surgit toujours, au milieu de la saison 4 ou du troisième jour de binging ; bien averti, je perds pourtant encore pied. Rien d’étonnant : ce que ces derniers mois m’ont confirmé, c’est finalement l’importance du repos & du moral, dans cette quête du mieux-consommer culturel. Ma meilleure performance tient uniquement à cela ; sans ces conditions favorables, la discipline n’est rien.

10 mai

En lisant dans la presse un article sur la maladie terminale de Raoul Cauvin, je découvre l’existence de son blog. Il ne semble plus l’alimenter lui-même depuis 2014 mais il est bien actif dans les commentaires, qui frisent la centaine sous la plupart des billets. Voilà donc l’exemple d’un auteur qui mobilise une audience & une communauté fidèle en dehors des réseaux sociaux. Mine de rien, l’exercice est périlleux : de tels espaces décentralisés se font bien rares & c’est une gageüre d’y demeurer fidèle, face aux monopoles des mastodontes du web.

J’ai eu plaisir à parcourir ce blog, toujours bien actif mais dont le canevas semble depuis des années figé. Il flotte là un parfum de l’internet pré-Gafam, que ma foi j’aimais bien. C’est une preuve qu’il est possible de résister à la standardisation galopante qui a accompagné l’essor des grands réseaux, en ce qui concerne aussi la communication des auteurs. En cela, j’espère qu’un tel espace—hébergé sur le site même de l’éditeur—puisse être non seulement un témoin du passé, mais aussi un modèle pour le futur.

11 mai

Choses lues :

  • Evangeline Walton, La Maison des sorcières (1945) : roman avec lequel j’ai poursuivi ma découverte du fantastique féminin. Il s’agit d’un récit de hantise assez lovecraftien de par l’importance qu’il accorde à l’hérédité, mais que n’aurait jamais pu écrire Lovecraft. Le rôle prépondérant accordé à des personnages féminins contraste en effet avec l’univers mâle du maitre de Providence. Il est aussi notable que Gaylord Carew, le protagoniste, plutôt que d’exercer la profession conventionnelle de détective, est un psychiatre. Alors que les traits de caractère généralement mis en avant dans le roman occulte sont la témérité & l’inflexibilité, la douceur—voire la tendresse—de ce personnage est à l’inverse valorisée dans La Maison des sorcières. Pour le reste, on retrouve certains lieux communs du surnaturel rétro (le ka égyptien, les tulpas tibétains…) que je ne cache pas apprécier & auxquels j’ai moi-même recouru dans mes livres-jeux. Un élément intéressant est l’entité fantomatique qui semble détachée d’un tableau & se déplace avec une extrême lenteur ; cet effet d’épouvante demeure peu usité, & Walton le traite ici avec talent.
  • Henri Vernes, Bob Morane, n° 33 : « La Couronne de Golconde » (1959). Une de mes tactiques, pour renouer avec la lecture comme divertissement, est de lire les Bob Morane stockés dans le grenier de mes parents. Alors que mes frères ainés les avaient dévorées par dizaines, je n’ai pour ma part lu que deux ou trois de ces aventures, car j’ai obliqué vers des romans merveilleux ou de fantasy sitôt ma découverte de Harry Potter. Ce roman, choisi car il ouvre le « Cycle de l’Ombre Jaune », correspond très exactement à l’idée que j’avais conservée de la série (idée fondée, je crois, surtout sur les bandes dessinées). L’exotisme & l’outrance d’un tel récit lui confère un caractère suranné que j’apprécie assez. J’avoue en revanche avoir été déçu par le style : défenseur par principe des littératures populaires & consommateur d’auteurs talentueux s’étant illustrés dans cette veine (Ray, Simenon), j’ai peut-être tendance à surestimer les qualités textuelles de ce type de livre. Notons que la dernière page de cette édition (celle de Lefrancq) renseigne une adresse à laquelle on peut écrire à l’auteur, « qui vous répondra personnellement ». Voilà qui fait écho à ce que je notais plus haut. Je gage que Vernes, quant à lui, a reçu en son temps quantité de courriers—sans doute lui en adresse-t-on encore…
  • Henri Vernes, Bob Morane, n° 113 : « Krouic » (1972). Alors que la quatrième de couverture de mon édition de « La Couronne de Golconde » divulgâchait la fin du récit, le résumé de ce roman-ci (que j’ai lu dans l’édition Pocket Marabout) attisa au contraire ma curiosité. Voyez plutôt : « Mon premier est magicien. Mon deuxième est collectionneur. Mon troisième est une gigantesque araignée. Mon quatrième est chasseur. Mon cinquième est un robot. Et mon tout, c’est Krouic, une fantastique aventure de Bob Morane. » Il y a de quoi être intrigué, n’est-ce pas ? En définitive, ce roman s’est révélé très pulp, à la fois plus drôle & bien moins attentif au réalisme que l’autre. Comme dans « La Couronne de Golconde », Morane se trouve apparié avec une jeune fille (cette tendance à toujours positionner le héros face à une partenaire potentielle tend à m’agacer ; elle nuit même à des fictions autrement excellentes, comme Peaky Blinders), mais le traitement de cette relation-ci prend des accents plus machistes ou paternalistes, ce qui m’a davantage dérangé. Un reflet du contexte d’écriture, sans nul doute.

Choses vues :

  • Deux pièces de théâtre dans le cadre du festival Courants d’Airs 2021 (le traditionnel festival du Conservatoire royal de Bruxelles, organisé cette année par vidéo) : le spectacle de marionnettes Viens, on se tire ! (une production de la compagnie La Corneille bleue), qui m’a valu un grand coup de cœur, & A-vide, un spectacle mêlant danse, musique & texte, conçu par Aurélien Dony dont je suis toujours le travail avec intérêt.
  • Plusieurs conférences dans le cadre du colloque Humour, ironie et subversion dans l’école belge de l’étrange (organisé via vidéo également). J’ai assisté aux communications d’Arnaud Huftier sur Ray & d’Éric Lysøe sur Ghelderode, ainsi qu’à celle de Catherine Gravet sur le fantastique belge féminin contemporain. Enfin, j’ai visionné l’entretien avec Florence Richter au sujet de la tradition du fantastique dans sa famille. À cet égard, j’étais heureux d’avoir tout récemment lu des ouvrages d’Anne Richter & de Marie-Thérèse Bodart ; le propos de leur descendante m’eût autrement été obscur. Ce colloque a bien sûr suscité des réflexions chez moi, mais guère qui ont pris si solidement forme que je puisse les évoquer ici. Un détail, néanmoins : il a brièvement été question de l’existence même d’une école belge de l’étrange, qui ne fait pas consensus. Pour ma part, j’avoue avoir toujours pris le parti de ce terme & m’être même déjà positionné en héritier de la doctrine à laquelle il parait renvoyer. Peut-être devrais-je plutôt parler de tradition belge de l’étrange, car il est vrai qu’il manque des délimitations claires à cette école—&, s’il en existait, sans doute ne correspondraient-elles pas à ma conception personnelle (par exemple, hormis un peu de Thomas Owen, je ne me sens pas proche des fantastiqueurs du Groupe du Roman).
  • La bande-annonce de The Green Knight (David Lowery), qui vient tout juste de paraitre. Cela faisait très longtemps qu’un film ne s’était plus présenté à moi d’une manière qui me donne envie de le voir en salle obscure. Or celui-là maintient l’excellente impression qu’il m’avait faite sitôt ses premières images révélées. (Il est également si rare qu’une bande-annonce conserve du mystère & ne compacte pas l’intrigue en trois minutes que cela aussi doit être salué. Allez donc la visionner, si ce n’est déjà fait !)

Choses bues :

  • J’ai gouté la Comme à Bruxelles, la petite dernière de la Brasserie des Eaux Vives. Je dois dire avoir été très agréablement surpris par cette bière improbable, qui cherche à reproduire le gout d’une gueuze au fond de la province de Namur, non loin de la botte de Givet. L’aspect y est réellement : à voir sa robe orange brumeuse, on a l’impression de boire une gueuze Boon. L’acidité y est aussi ; il ne lui manque qu’un peu de pétillant pour qu’elle puisse rivaliser avec les véritables lambics bruxellois.
  • Goutée aussi, la Blanchette, produite par la brasserie Millevertus & marketée comme une blanche à saveur citronnée. Je n’ai pas été convaincu : je lui ai trouvé un côté aqueux & plat, encore desservi par une mousse sans tenue. Les premières gorgées étaient rafraichissantes, mais mon intérêt à décru au fur & à mesure, si bien que je l’ai finie sans plaisir.

& dans les oreilles, essentiellement de la synth-pop :

  • Le nouveau single de Marina Diamandis, « Purge the Poison », qui est vraiment très bien.
  • Mon album préféré de Metric, Pagans in Vegas.
  • Voire un peu de Therapie Taxi (je l’admets, c’est un gout qui s’acquiert).

12 mai

Je remarque que quelqu’un a référencé tous les livres fantastiques publiés par Stellamaris dans la base de données de nooSFere. Cela fait 43 titres, tout de même !

Ma fiche inclut donc enfin une mention de mon recueil de contes en vers, Contes du sabbat et autres diaboliques amuseries. Voici quelques années, cette nouvelle m’aurait empli de joie : auteur débutant, j’étais obsédé par l’idée de développer ma notice & hiérarchisais même les fanzines auxquels je candidatais selon leur référencement sur cette plateforme.

Tout cela me semble si vain, à présent. Je n’accorde plus guère d’importance à ma bibliographie, en dehors des titres principaux. Sur ce présent site, j’ai récemment nettoyé l’onglet que je lui consacrais, pour ne conserver que le contenu essentiel. En effet, que vous importe de savoir que j’ai publié un poème dans tel journal de quartier photocopié, à l’hiver 2013 ?

L’immense majorité de ces textes de jeunesse sont bons à oublier, de toute manière…

24 mai

Je découvre (un peu en retard, déjà) l’esthétique dark academia, qui a apparemment les faveurs de certains réseaux prisés de la génération Z, & je dois dire—pour parler son langage—que je me sens attaqué. Intérêt pour la poésie, les langues anciennes, l’architecture gothique : check. Les accessoires : check—je possède bien une machine à écrire, une pipe & un sceau à cacheter gravé à mes initiales… Quant au look, si je suis loin de coller au style Ivy League, mon amour des pulls en laine & des longues écharpes doit néanmoins me rendre suspect. J’ai même récemment recommencé à porter des vestons ! Misère de misère, serais-je en passe de verser dans le cliché ?

25 mai

Choses lues :

  • Henri Vernes, Bob Morane, n° 7 : « Les Faiseurs de désert » (1955) : des quelques Bob Morane que j’ai lus à la suite, c’est le meilleur. L’histoire, très James-Bondesque par la menace qu’elle fait peser sur l’humanité & par son cadre (l’ile d’un docteur maboul), est d’autre part réaliste dans son déroulé. Bob s’y trouve embarqué par un mélange de chance & d’audace, puis s’en tire grâce à plusieurs adjuvants. À noter que c’est un roman à l’univers 100% masculin, ce qui n’est certes pas idéal (je ne peux pas jeter la pierre ; mes écrits ont ce même défaut) mais qui évite au moins l’écueil de la donzelle à sauver, qu’on retrouvait dans les deux aventures dont je parle plus haut. Je remarque, à présent que j’en ai relues plusieurs, que Bob Morane est un « héros qui a peur ». C’est ainsi : en littérature, il y a des héros dont on aime décrire les sueurs froides & d’autres qui paraissent imperturbables. Contrairement aux souvenirs que j’en avais, Morane semble appartenir à la première catégorie. (Mon appréciation de ces jugements catégoriques provient d’un cours d’histoire de la poésie durant lequel Gérald Purnelle avait fait rire toute la classe en devisant sur les oppositions fondamentales entre poètes qui disent « ô » & ceux qui n’y recourent jamais. Depuis, je m’amuse à esquisser de telles oppositions.)
  • Agnès Michaux, Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer (2016) : un roman dont je n’attendais pas grand-chose, mais qui m’a agréablement surpris. Je trouve le titre assez mauvais &, en parcourant la quatrième de couverture, je craignais que ce ne soit un livre à la Simon Liberati : très érudit, mais qui contraint à consulter Wikipédia toutes les trois pages. C’est bien un livre fort parisien, assez esthète aussi, qui parle en initié du petit monde littéraire (il met notamment Houellebecq en scène), du Flore & tout le tralala, mais il est très lisible. Ce sont des chapitres courts, quelques fragments mais qui ne font pas trop désordre, des références nombreuses mais qui ne virent à l’inventaire. M’ont assez plu certaines réflexions sur la filiation, l’amour perdu & la métropole. Je le recommande.

Choses vues :

  • Hyena Men: The Mysterious Animal Gangs Of Nigeria, d’Andrew Graham-Brown (2019) : un documentaire visionné en guise d’inspiration pour mes livres-jeux mais dont, en définitive, je me garderai bien d’exploiter directement le thème. Cela croiserait de bien trop près les dangereux écueils de l’appropriation culturelle & de l’exotisme.
  • Marc Isgour, Les Œuvres inspirées d’un fait ou d’un personnage réel : implication en matière de respect de la vie privée & du droit à l’image : un webinaire organisé par la SACD. Il traitait davantage de l’audiovisuel que de l’écrit, mais j’étais néanmoins vivement intéressé par ces questions. J’en retire une confirmation qu’à cet égard, mes petites audaces ne me font pas courir grand risque (j’avais déjà consulté un juriste vis-à-vis de cette question).
  • A Mile an Hour: Running a different kind of marathon, de Beau Miles (2018) : un court film difficile à classer, mais très très inspirant. Je vous le recommande.

& dans les oreilles :

  • Je découvre un peu tardivement le dernier EP de Refused, The Malignant Fire, & suis assez conquis.
  • Tombé par hasard sur une version de « Teenage Dirtbag » enregistrée selon le point de vue de Noelle par Jax, je suis retourné écouter en boucle la version rétro qu’elle avait produite il y a quatre ans. À onze ans, j’écoutais la chanson originale chaque jour dans le bus, sur mon walkman Philips AQ6492. Elle conserve une place toute particulière dans mon cœur.
  • À l’Eurovision, je tenais pour l’Ukraine, mais je suis globalement heureux du top 5, qui est tout de même un des plus sensés des dernières années. Si vous voulez, débattons-en en commentaires !

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